Tenir la lampe, sans montrer le chemin : une compétence essentielle de l’equicoach

Accompagner sans diriger? Lorsque l’on se forme à l’equicoaching, l’une des premières grandes surprises est de découvrir que l’on n’est pas là pour “faire réussir” la séance. On n’est pas là pour guider la réponse, pour produire un résultat, ni pour montrer ce que la personne doit comprendre. En equicoaching, le moteur de la séance, ce n’est pas l’equicoach. Le cheval met en lumière ce qui doit être vu. La personne accompagnée explore et avance à son rythme. Et l’equicoach… garantit le cadre dans lequel ce chemin peut se faire. C’est un changement de posture majeur pour beaucoup : on accompagne, sans diriger.

Accompagner sans diriger equicoach posture professionnelle.
Accompagner sans diriger : une posture clé du métier d’equicoach.

L’equicoach n’apporte pas les réponses

Dans de nombreux métiers de l’accompagnement, la tentation existe de vouloir :

  • expliquer
  • rassurer
  • interpréter
  • donner une solution

En equicoaching, cela n’a pas lieu d’être.

Parce que les réponses ne viennent ni du discours, ni du mental.

Les réponses viennent du vécu de la personne dans l’instant, face au cheval.

Ce que l’equicoach apporte, c’est un espace : un espace sécurisé, un espace d’exploration, un espace de prise de conscience.

C’est dans cet espace que l’humain se rencontre.

Accompagner sans diriger : le cheval révèle, le client découvre, l’equicoach soutient

Lorsque le cheval change d’attitude, il ne “teste” pas.

Il réagit à l’état intérieur de la personne accompagnée. Et cette réaction devient une matière de travail.

L’equicoach oriente alors son accompagnement autour de trois verbes clés :

  • observer le lien qui se tisse ou se tend
  • questionner ce que la personne vit intérieurement
  • contenir ce qui émerge, sans sur-interpréter

Dans ces moments-là, l’equicoach n’est pas l’acteur principal. Il est le garant du processus.

Le cheval montre.
La personne ressent et comprend.
L’equicoach soutient la mise en sens.

C’est une posture humble, mais profondément puissante.

Le silence : un outil trop souvent sous-estimé

L’une des plus grandes forces d’un equicoach… c’est son silence.

Lorsque la personne vient de vivre un changement intérieur, c’est souvent dans le moment qui suit que se produit la prise de conscience.

Parler trop vite coupe le processus. Vouloir expliquer empêche l’intégration.

L’equicoach apprend donc à : respirer, attendre, laisser la place à ce qui se passe dans l’autre.

Les insights ne naissent pas dans les mots. Ils naissent dans le silence qui suit.

Une action simple pour progresser dès aujourd’hui

Lors de votre prochaine séance d’observation ou de formation, essayez ceci : posez une seule question ouverte,
puis laissez un vrai silence.

Ce moment peut sembler long…

Mais c’est là que l’expérience se transforme en prise de conscience. C’est là que la personne commence réellement à avancer par elle-même.

Accompagner sans diriger : tenir la lampe, mais ne jamais tracer le chemin

Devenir equicoach, ce n’est pas apprendre à guider le cheval.
Ce n’est pas apprendre à convaincre la personne.
Ce n’est pas devenir un expert de l’interprétation.

C’est devenir un accompagnant juste :

  • quelqu’un qui sécurise, qui éclaire, qui soutient…
  • sans jamais prendre le pouvoir sur le chemin de l’autre.

L’equicoach ne montre pas la bonne direction. Il permet à la personne de découvrir la sienne.

Pour continuer à développer votre posture professionnelle en equicoaching, vous pouvez poursuivre votre progression avec cet article « Ralentir pour accompagner avec justesse en equicoaching« 

Cet article a été publié par Devenir Equicoach®, plateforme dédiée à la visibilité des equicoachs et au développement de leur activité.

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